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Quelle est la température maximale de la salle des serveurs ?

Quelle est la température maximale de la salle des serveurs ?

Température maximale de la salle serveur – pour une informatique stable et efficace

Dans les centres de données modernes, la température de la salle serveur est l’un des indicateurs les plus importants. De légères variations de seulement 1 °C ou 2 °C peuvent, à long terme, affecter considérablement la durée de vie du matériel, le taux de pannes et les coûts énergétiques. Mais quelle est réellement la température maximale admissible dans une salle serveur ? Quelles valeurs sont sûres, lesquelles présentent un risque ?

1. Références selon l’ASHRAE et les fabricants

  • Plage recommandée : de 18 °C à 27 °C – idéale pour un fonctionnement fiable et durable.
  • Plage tolérée : de 15 °C à 32 °C – acceptable à court terme, mais avec des risques.

Ces recommandations proviennent de l’American Society of Heating, Refrigerating and Air‑Conditioning Engineers (ASHRAE). Dans la plage recommandée, l’infrastructure informatique fonctionne de manière stable ; en s’approchant des limites extrêmes, le risque de stress thermique et d’usure prématurée augmente.

2. Pourquoi les limites de température sont-elles si importantes ?

  • Des températures élevées > 27 °C augmentent les risques de panne matérielle.
  • Des températures élevées réduisent la durée de vie des composants.
  • De nombreux fabricants excluent la garantie en cas de fonctionnement en surchauffe.

Dès 30 °C, le taux de panne augmente sensiblement selon plusieurs rapports. Il est donc fortement conseillé de rester dans la plage recommandée et d’atteindre la température maximale de la salle serveur uniquement de manière temporaire.

3. L’humidité : un autre facteur critique

  • Plage recommandée : 40–60 % d’humidité relative.
  • Plage tolérée : 20–80 % HR.

Un air trop sec favorise les décharges électrostatiques, tandis qu’un air trop humide provoque condensation et corrosion. Dans les environnements informatiques hautement climatisés, un système de surveillance avec capteurs d’humidité garantit des conditions stables.

4. Gestion intelligente du flux d’air

Un système de refroidissement efficace s’appuie sur une conception ciblée du flux d’air :

  • Containment allée chaude/froide : séparation entre l’air froid d’alimentation et l’air chaud d’évacuation pour éviter les points chauds.
  • Moins de mélange = moins d’énergie nécessaire pour le refroidissement.
  • Outils de surveillance du flux d’air et confinement permettent jusqu’à 40 % d’économie d’énergie.

5. Efficacité énergétique via des températures plus élevées

Une stratégie répandue : élever la température de base. Au lieu des 20–22 °C traditionnels, de nombreux exploitants optent aujourd’hui pour 24–27 °C – avec succès :

  • Chaque degré au-dessus du minimum recommandé réduit la consommation énergétique d’environ 4 %.
  • Microsoft fait fonctionner certains serveurs jusqu’à 35 °C ; Google, Intel et d’autres dépassent les 30 °C sous surveillance stricte.

Attention cependant : plus on s’approche de la température maximale autorisée, plus la tolérance aux pannes (climatisation, électricité) diminue.

6. Augmenter la température de l’eau de refroidissement (avec chillers)

Les salles serveur équipées de refroidissement par eau peuvent relever la consigne de température de l’eau froide :

  • Facebook a augmenté la température de retour de 22 à 27 °C – économisant 229 000 $ par an.
  • Des laboratoires comme Lawrence Berkeley ont testé de l’eau à 25 °C – la stabilité du matériel est restée intacte.
  • IBM Aquasar utilise de l’eau chaude jusqu’à 60 °C pour refroidir et chauffer les bâtiments.

7. Surveillance intelligente – par rack plutôt que par salle

Les capteurs de température ambiante ne suffisent pas toujours :

  • Surveillez la température d’admission de chaque rack (par exemple avec des capteurs AKCP).
  • Détectez les points chauds à temps et adaptez le refroidissement de manière ciblée.
  • De faibles écarts indiquent une faible contrainte thermique = durée de vie prolongée.

8. Stratégies d’urgence et de redondance

  • Redondance N+1 : toujours prévoir au moins un système de climatisation de secours.
  • Alimentation de secours et prévention des fuites d’air froid évitent les pics thermiques soudains.
  • Alerte automatique en cas de dépassement des seuils – par SMS ou e‑mail.

9. Conseils pour les petites salles serveur

  • Les recommandations de l’ASHRAE s’appliquent aussi aux salles de 2 racks.
  • Évitez absolument les températures > 30 °C – risque de panne et de perte de données.
  • Mesures simples : ventilateurs, câblage bien rangé, refroidissement passif.

10. Résumé : Bonnes pratiques

  • Température cible : 18–27 °C ; limite maximale : 32 °C.
  • Humidité entre 40–60 % HR.
  • Le confinement et la surveillance optimisent la performance de refroidissement.
  • Relever la température de l’air et de l’eau de manière prudente pour plus d’efficacité.
  • La redondance et les alertes préviennent les risques de panne.

FAQ – Questions fréquentes

1. Quelle est la température maximale réelle autorisée en salle serveur ?
Jusqu’à 32 °C à court terme ; entre 18–27 °C est recommandé – au-delà, le risque augmente.
2. Quelle est l’humidité idéale dans une salle serveur ?
Entre 40 % et 60 % HR – faible risque de décharges électrostatiques et de condensation.
3. Pourquoi utiliser le confinement allée chaude/froide ?
Il sépare l’air chaud de l’air froid, évite les points chauds et réduit les besoins en énergie de refroidissement.
4. Peut-on augmenter la température de l’eau de refroidissement ?
Oui – beaucoup utilisent des consignes entre 25–30 °C ; cela réduit la consommation d’énergie (comme chez Facebook).
5. Les thermomètres classiques suffisent-ils ?
Non – les capteurs par rack donnent des données précises sur l’air entrant et permettent de détecter les points chauds à temps.

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